Pour fêter la sortie de leur troisième album « RELAXER », les membres d’alt-J ont pris les commandes de la Maison Sonos pour une journée placée sous le signe de la détente. Le chanteur et guitariste Joe Newman, le claviériste Gus Unger-Hamilton et le batteur Thom Green nous ont parlé de leur rapport à la musique, de l’importance de la qualité du son et de leur passion pour le design… Tout en diffusant leurs derniers coups de cœur musicaux sur le Home Sound System Sonos.

 

« RELAXER » est votre troisième album : avec l’expérience, la dynamique a-t-elle changé entre vous trois ?

Joe : Pas du tout ! Bien sûr, nous avons peut-être progressé sur le plan technique après ces centaines de concerts que nous avons faits, de Londres à Mumbai. Mais ce qui compte, c’est notre intuition collective, cette capacité de se comprendre musicalement sans avoir à se parler. Cet esprit de groupe est resté intact depuis notre première rencontre. Il n’a pas été altéré, comme dans d’autres groupes, par le succès, le stress, la pression du résultat. La preuve quand on s’est retrouvés l’an dernier pour écrire l’album dans un vieux hangar du nord de Londres, on n’a jamais autant ri ensemble. Un peu comme ici, d’ailleurs !

 

Les membres d’alt-J.

Vous avez enregistré une partie de « RELAXER » dans les mythiques studios d’Abbey Road, à Londres : pas trop impressionnant ?

Joe : Tout le monde connait le mythe d’Abbey Road, mais tu en prends vraiment la mesure en arrivant aux abords du studio. Il y a toujours des gens du monde entier en train de reproduire la pochette des Beatles. Et nous aussi on l’a emprunté, ce fameux passage piéton. La seule différence, c’est qu’on allait travailler !

Gus : Même si on sent que les fantômes de McCartney ou des Pink Floyd planent sur les lieux, la pression reposait plus sur les épaules de Charlie Andrew, notre producteur, et ses assistants, qui étaient chargés de diriger un orchestre symphonique. Nous étions là pour donner notre avis, en profitant de la chance incroyable d’être là.

 

Ce travail sur le son est fondamental pour vous ?

Gus : Nous faisons très attention au mix final de nos

albums. Il faut qu’ils sonnent bien en toute circonstance. Sur ce point, Charlie Andrew, notre producteur, est tellement mé

ticuleux qu’il a installé un vieux poste de radio dans son studio hyper moderne. À la question « Pourquoi ? », il nous a répondu qu’il voulait s’assurer que l’album sonnerait bien si nous passions à la radio. A ce moment-là, on s’est tous regardés en mode, « ah bon, on va passer à la radio ? » (rires). Plus sérieusement, nous voulons que nos morceaux puissent être écoutés

en bonne qualité même sur un simple smartphone.

 

En parlant d’écoute… Dans quelles conditions écoutez-vous la musique chez vous ?

Gus : Depuis que j’ai investi dans un système Sonos, j’ai complètement transformé mon écoute musicale. Avant, je n’écoutais que la radio. Je n’avais rien d’autre. Même pas de chaîne Hi-Fi. Rien du tout. Depuis, j’ai installé des enceintes PLAY:1 dans mon salon, ma chambre et même ma cuisine (il ne manque que ma salle de bains !). J’ai un vrai sound system, avec un son excellent, et surtout, hyper facile à installer pour écouter ma musique partout dans l’appartement. D’ailleurs, c’est très pratique quand on fait le ménage. Du coup, j’ai commencé assez récemment à écouter des albums entiers. C’est tellement plus simple en streaming sur Spotify qu’avec un lecteur CD.

 

Le design sonore, manifestement, compte beaucoup pour vous. C’est la même chose pour le design d’intérieur ?

Joe : Nous avons la chance d’avoir nos propres appartements à Londres

, et on s’est mis à la déco, jusqu’à l’obsession. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous sommes ravis de passer la journée ici, à la Maison Sonos. L’installation est très réussie, toutes les pièces ont chacune leur propre identité et personnalité, sans en faire trop. Et si je devais choisir un élément de déco à ramener chez moi, je prendrais bien la platine vinyle Audio-Technica, ou encore les poignées de porte en forme d’ananas : ma sœur adore les ananas et ce serait un cadeau parfait à lui faire.

Gus : oui, et si vous ne savez pas quoi faire des grandes tables Tip Toe avec leurs pieds rétractables, je peux en avoir besoin, aussi (il rit).

 

Toute la journée, vous avez diffusé des morceaux dans toute la maison sur le système Sonos avec la tablette : ce sont vos dernières découvertes musicales ?

Gus : Exactement ! J’ai essayé de trouver un morceau qui collait bien avec l’univers du lieu et j’ai choisi « Coffee » de Sylvan Esso, un groupe électro pop californien à la fois cool et intimiste.

Joe : Comme j’étais d’humeur rêveuse, j’ai enchaîné avec « Passages », une drôle de collaboration de 1990 entre le compositeur minimaliste Philip Glass et le musicien indien Ravi Shankar. Une pièce de musique contemporaine découverte récemment qui m’absorbe complètement.

Thom : En ce moment, et je l’ai mise tout à l’heure, j’écoute Laurel Halo et son morceau « In Situ » : un concentré d’électro abstract à la production impeccable. Le son est un peu lourd et dark mais il sonnait très bien sur les enceintes du salon. Comme tu peux le voir, on a des goûts très différents, c’est ce qui nourrit notre musique.